La société a remporté sept contrats de déploiement auprès d’opérateurs européens principaux Tier 1 en 2009. Elle prédit que les réseaux LTE risquent de décevoir leurs utilisateurs si les opérateurs n’évoluent pas vers un backhaul plus intelligent.
RAD Data Communications constate aujourd’hui une demande croissante de ses solutions de backhaul, résultante d’un usage sans précédent du mobile large bande. La compagnie a reçu en 2009 des commandes en équipements de backhaul en provenance de 7 gros opérateurs européens Tier 1 disposant de plusieurs extensions à travers de nombreux marchés nationaux. RAD tient également à souligner la nature du défi que représente le backhaul LTE qui requiert un surcroît d’intelligence sur le site cellulaire afin de supporter l’architecture de backhaul tout IP.
Parmi les déploiements impliquant du matériel RAD, certains mettent en œuvre des réseaux de backhaul tout IP récents exigeant une prise en charge de la synchronisation. Celle-ci se relève être aujourd’hui la plus grosse entrave au déploiement des applications backhaul de nouvelle génération. Les réseaux tout IP sont intrinsèquement peu adaptés au recouvrement et à la distribution d’horloge. Sans implémentation de technologies de synchronisation, les réseaux peuvent être confrontés à des coupures de communications et à une gestion incertaine du hand-over.
RAD souligne également que les réseaux de backhaul LTE devront disposer de capacités de traitement plus évoluées que leurs prédécesseurs 3G pour gérer de manière performante le trafic au sein d’une nouvelle architecture partiellement maillée, pour ensuite procurer un timing fiable ainsi qu’une résilience et une QoS adaptée aux applications sensibles, pour également autoriser une compatibilité descendante avec la 2G et une continuité de service avec la 3G et enfin pour répondre à la progression des débits de transmission.
“Pendant de nombreuses années le backhaul était une préoccupation mineure. Aujourd’hui cette application se révèle être le principal défi à surmonter pour les réseaux mobiles. La croissance foudroyante du trafic a lourdement pesé sur les réseaux de backhaul des opérateurs en 2009. Cette année marque le début d’une véritable prise de conscience, explique Ronen Guri, directeur produits et du business développement pour le Backhaul Mobile chez RAD Data Communications. En ce début d’année 2010 et aux vues des premiers déploiements de réseaux LTE, l’enjeu véritable du backhaul semble se déplacer d’une déficience en moyens de transmission qui peut être résolu en déployant de la fibre optique ou des liaisons micro ondes vers une carence de matière grise lors de l’exploitation.
Il est maintenant avéré qu’au niveau du segment d’accès, le déploiement de réseaux LTE requerra des passerelles de démarcation pour site cellulaire à la fois intelligentes et bon marché ainsi que des unités d’agrégation associées à des outils de mesure de performance de bout en bout, à des fonctions de gestion de trafic évoluées et au support de plusieurs méthodes de synchronisation et de timing. Malgré leur sophistication, les stations de base eNodeBs ne seront jamais assez flexibles pour répondre à ce degré de complexité du backhaul.”
Les réseaux LTE engendrent de nombreuses contraintes pour le backhaul mobile. L’introduction d’une architecture RAN partiellement maillée signifie que chaque station de base pourra dorénavant être connectée à 32 stations voisines via une interface X2, sans compter que la migration vers le tout IP apporte aussi son lot de contraintes.
Les passerelles de backhaul LTE et les équipements d’agrégation RAD supportent une connectivité VPN afin de satisfaire aux exigences de capacités de l’interface X2. Ces passerelles intègrent également des fonctions évoluées de délivrance de service et de garantie SLA associées à une suite exhaustive d’outils dédiée à la gestion de la synchronisation et du timing en mode transmission de paquets.
L’ensemble constitue une combinaison puissante qui réunit intelligence et capacité de transmission afin de permettre aux opérateurs télécoms d’atténuer le TCO de leur backhaul LTE tout en instaurant une gestion SLA ciblée ainsi qu’une administration avancée du trafic et un usage optimal des ressources du réseau. Fort de ces attributs, les opérateurs pourront alors transporter tout type de trafic et d’applications multimédia avec une QoS différenciée et une fiabilité à 99.999 %.
Parmi, les divers standards de timing intégrés à ces passerelles, il faut citer le protocole 1588v2. A cela s’ajoute le standard Synch-E et d’autres fonctions de synchronisation pour garantir que les services en temps réel tels que le streaming (voix, multimédia) ne soient pas pénalisés dans un contexte de réseau tout IP. Ces attributs autorisent également les fournisseurs de transport tiers à supporter du trafic issu de différents opérateurs mobile sans se soucier de la technologie de timing mise en œuvre par chacun d’entre eux.